L'Epopée de Bourgogne
Ms 2549, folio 141, Bibliothèque Nationale d'Autriche, Vienne, 1448
Ms 2549, folio 141, Bibliothèque Nationale d'Autriche, Vienne, 1448
Le manuscrit du Roman de Girart de Roussillon composé par Jean Wauquelin à la demande de Philippe le Bon, à l'intention duquel il a été copié et décoré, est aujourd'hui conservé à Vienne, où il fait partie de la collection de manuscrits de la Bibliothèque nationale autrichienne.
Il se compose de 192 feuillets de 391/399×301 millimètres, répartis en 1 cahier de 6 feuillets, 23 cahiers de 8 feuillets et 1 cahier de 2 feuillets.
Le texte est disposé sur deux colonnes de 28 lignes en écriture dite « bâtarde bourguignonne ». Les titres des chapitres sont écrits à l'encre rouge, les citations latines soulignées de même.
Il est illustré de 52 grandes peintures dans le texte, d'une peinture à pleine page (f. 164) et de 153 petites peintures marginales consacrées à des épisodes évoqués dans le texte à raison de 3 ou 4 pour chaque page comportant une grande peinture. Ces peintures marginales sont insérées dans des bordures décoratives faites de grands rinceaux d'acanthes, de fleurs et de fruits. Sept des pages illustrées (ff. 54vo, 64, 74v°, 76, 115v°, 146, 176v°) ne comportent pas de scènes narratives marginales; elles y sont remplacées par divers sujets décoratifs (grotesques, putti, blasons, animaux sauvages, oiseaux). Des lettrines décorées marquent les débuts de chapitres.
L'actuelle reliure du manuscrit, en parchemin vert, date du xVI° siècle. Elle a remplacé une reliure plus ancienne, que l'inventaire de la librairie de Philippe le Bon, dressé en 1467, décrit comme étant « de velours noir à gros clous », sa reliure comportant deux fermoirs « de laiton doré, armorié des armes de feu le duc Philippe », et cinq «boutons de laiton doré sur chaque côté des ais ».
Le manuscrit est cité, en dehors de ces deux inventaires, dans ceux de Marguerite d'Autriche (1524), de Charles Quint (1536), de Marie de Hongrie (1577) et de l'empereur Mathias (après 1619). II a été transféré en 1783 du Trésor impérial autrichien (Kaiserlichen Schatzkammer) à la bibliothèque de la Cour impériale.
1. Une notice scientifique d'une minutieuse précision a été consacrée au manuscrit dans le catalogue des manuscrits flamands de la Bibliothèque nationale autrichienne (O. Pächt, U. Jenni, D. Thoss, Die illuminierten Handschriften und Inkunabeln der Österreichischen Nationalbibliothek... Flämische Schule I... 2 vol. (Vienne, 1983).
Planche XXIII (f. 139) Exhumation et transfert à Vézelay des reliques de « la Madeleine»